Mon lit, ce paradoxe !


A la lecture du titre, je le sens bien, ceux qui me connaissent commencent déjà à sourire ou à rire en se disant que c'est cool, je vais bien; pour ceux qui ne me connaissent pas ou peu, c'est tout le contraire, ils doivent se dire que je devrais rapidement consulter. Quoique je reste persuadée que ceux qui me connaissent doivent se dire malgré leurs sourires et leurs rires que je devrais consulter de toute urgence assez régulièrement aussi. Vous le sentez déjà le paradoxe, je n'ai pas encore commencé à traiter mon sujet que c'est déjà le bazar, mais rassurez vous, ça ne va pas s'arranger !

Bref, revenons à nos moutons, vous savez, ces formidables ovins qu'on doit soi-disant compter pour s'endormir ! D'où sort cette idée à la noix ? J'aimerai savoir ! Que le coupable de ce mythe se lève et assume clairement sa faute ! Au même titre que celui qui m'a dit un jour alors que j'avais à peine une dizaine d'années que pour s'endormir il fallait épeler "Tchécoslovaquienne" en commençant par la fin ! Remarquez, le marchand de sable, même combat, j'ai une gravière à moins de 3 km de mon lit mais arrivé chez moi, il est déjà visiblement à court de matos, pas très sérieux tout ça ! Mais bon, lui, je lui règlerai son compte un autre jour, je vais déjà commencer par les 2 génies qui pensent qu'il faut se lancer dans une cession de comptage bestiaire ou épeler le nom d'une habitante du pays que formait l'union de l'actuelle République tchèque et la Slovaquie entre les années 1918/1939-1945/1992.

En pratique, en gros, ça donne ça : "1 mouton, 2 moutons, 3 moutons, 4 moutons, (...) , 18 mou' Au fait, j'en suis où dans l'édito de mon blog ? Faut que je réfléchisse aux sujets de la semaine prochaine. Ah oui puis faut absolument que j'installe google stat'. Quelle galère ce truc ! Pourquoi tout est TOUJOURS en anglais ? D'ailleurs, pourquoi je suis nulle en anglais ? Je ne comprends pas, j'en ai fait quand j'étais en primaire, j'étais bonne au début du collège... Ah oui, c'est à cause de cette prof ! Tiens d'ailleurs, est-ce qu'elle continue à dégoûter des élèves de la langue ou est-ce qu'elle est à la retraite ? (...) Faut absolument que je pense à téléphoner pour prendre rendez-vous chez le dentiste, punaise, faut pas que j'oublie, faut ABSOLUMENT que j'y pense, parce que bon évidemment, je vais pas l'appeler à cette heure-ci. Punaise, d'ailleurs il faut vraiment que je dorme, zut, j'avais commencé à compter les moutons, MERD*, j'en étais où ? P*tain, faut que je recommence ! 1 mouton, 2 moutons, 3 moutons, etc." Je ne vous fais pas de dessin, c'est infini, on tourne en rond, ça peut durer un paquet d'heures, parfois même, toute la nuit !

Alors là, si vous êtes comme moi, inévitablement, vous en avez déjà parlé à quelqu'un, genre une copine. Et évidemment, elle vous a dit des trucs du genre : " Ah mais tu devrais faire de la relaxation, prendre de la tisane de rognures d'ongles de pieds de lutin de Cornouailles, ça marche trop bien ça, et blablabla" ! Donc, comment dire, j'ai étudié la naturopathie, donc je connais pleiiiiiiin de sortes de relaxations et tous les noms latins des plantes qui sont sensées faire dormir alors OUI, j'ai déjà essayé et quand mon cerveau mouline comme un hamster dans une roue, tenter une relaxation conduit inévitablement au même schéma que pour le comptage de moutons ou l'épelage d'une habitante d'un pays qui n'existe même plus !

Autre super grande copine des nuits sans sommeil, la pensée qui fout la trouille, qui ne sert à rien car inévitable et qui peu conduire à une belle crise d'angoisse qui signera là encore le retard de l'endormissement, j'ai nommé : la peur de mourir ! Oui, je sais, c'est inévitable, la vie est mortelle, c'est comme ça. De jour, je rationalise, de nuit, vachement moins !

Quand il s'agit de m'endormir voir même de me coucher alors que je ne tombe pas de sommeil, c'est un calvaire, j'en plaisante, mais sincèrement, c'est pénible, agaçant, énervant, tout ce que vous voudrez ! J'ai toujours eu des troubles de l'endormissement et des insomnies, depuis ma naissance, croyez moi, on me l'a assez répété "Même bébé tu ne dormais pas !". Ça fait 36 ans qu'on cohabite les troubles du sommeil et moi, c'est une longue histoire entre nous. Du coup, mon lit, bien souvent, je le hais et voir l'heure du coucher approcher quand je ne suis pas fatiguée me rend dingue parce que sais déjà comment ça va se passer...



Mais, parce que bien sûr, il y a du MAIS, je vous ai annoncé un paradoxe dès le début, dans le titre, donc pas de surprise. Mon lit, des fois, je l'adore, je l'aime, je le surkiffe !

Les quelques moment où je me couche complètement épuisée, mon Dieu que je l'aime ! Quoi de plus agréable que de s'y coucher pour aller rejoindre Morphée et nos rêves les plus fous ? Ah là, mon lit, je l'aime, mais je l'aiiiiiiiimeuh !

Un autre moment où je l'adore, c'est quand je me réveille en pleine nuit pour une raison X ou Y, que je suis encore toute fatiguée et que l'heure m'indique encore pleiiiiiiiin d'heures de sommeil ! Quel pied de se reposer sur son oreiller, de remonter la couette, de sentir qu'on est dans une position hyper confort et pouf, en quelques secondes, se rendormir !

Et j'aime quand le matin, je me réveille, après une bonne nuit de sommeil. J'aime être dans mon lit, tout doux, bien chaud, c'est comme être dans un nuage, mais un nuage chaud et pas humide (un truc impossible en somme, mais vous voyez l'idée). Ça j'adore ! Et pour peu qu'en plus votre moitié vous prenne dans ses bras ou que l'un de vos chat vienne câliner, c'est le bonheur intégral. Là, dans ces cas, difficile de quitter mon dodo, je l'aime d'amour fou !



Alors, votre lit, ami ou ennemi ?

Crédit Photos : MA-VR.Picts

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